Delcroix logways

Mini Transat : Départ reporté … encore.

« Il faut imaginer la vie à bord d’un Mini, face à la mer, dans du mauvais temps. Le bateau bouchonne, tape, peine à remonter les vagues et progresse à très faible vitesse du fait de sa faible longueur à la flottaison. Le pont est régulièrement balayé par les vagues et le skipper est balloté, le plus souvent retenu au bateau par sa longe de harnais, amarrée court. A l’intérieur, c’est un véritable capharnaüm. Le matériel est entassé du côté au vent, tout est trempé et les mouvements du bateau empêchent toute velléité de se faire, ne serait-ce qu’un plat chaud. Bref ! Ce sont des conditions particulièrement éprouvantes tant pour les navigateurs que pour leurs machines. Le gréement est fortement sollicité à chaque vague et certains mâts n’y résistent pas. » Pierre-François Bonneau

Mardi soir dernier, vers 18h, Denis Hugues, le directeur de la course a annoncé aux skippers que les pronostiques météo pour la semaine à venir étaient tellement mauvais qu’ils ne pouvaient toujours pas envoyer le départ de la Mini Transat, avant le milieu de la semaine prochaine !

« Si on ne vous a pas fait partir dimanche dernier, ce n’est pas pour vous renvoyer maintenant dans la baston ! » a dit Denis Hugues aux solitaires.

1383529_732810936745729_1275804790_n

Pour bien comprendre la situation météo, il faut s’imaginer une route directe entre la pointe de la Bretagne et le cap Finistère, constamment balayée par des dépressions qui remontent du sud-ouest de l’atlantique. Qui dit « dépression » venant du sud, dit surtout vents forts arrivant de face. Cela signifie que les solitaires vont devoir descendre jusqu’au cap Finistère, alors que le vent essaie d’aller dans l’autre sens ; une bataille acharnée et longue qui peut s’avérer épuisante pour les marins et périlleuse pour les bateaux.  La seule solution donc, est de passer entre deux dépressions. La fenêtre doit néanmoins être suffisamment grande (48 h minimum) pour que l’ensemble de la flotte puisse passer ; les bateaux qui vont vite et les autres, moins rapides.

Alors voilà, l’organisation a mis en place un code couleur sur le site internet de la mini transat (www.minitransat.fr), à destination de tous ceux qui s’intéressent à la course pour prévenir l’éventuelle imminence d’un départ !

Code rougeaucun départ n’est envisagé dans les 36 prochaines heures.

Code orange : un départ possible dans les prochaines 36 heures.

Code vert : départ possible dans les 24 prochaines heures.

En attendant, tous les bateaux sont amarrés aux pontons du Port-Rhu à Douarnenez et les skippers, eux… tentent de passer le temps comme ils peuvent, tout en restant focus esprit « mini transat ».

Arthur est rentré chez lui à La Rochelle pour se reposer et passer du temps avec ses amis et sa famille. Quant à Gwénolé, il est toujours à Douarnenez ; il continue de bricoler sur les pontons en attendant que le code vert soit envoyé ! Comme il le dit bien : « Le bateau est prêt mais j’arrive toujours à trouver des trucs à faire ;-)« .

Quoiqu’il en soit, il ne leur reste plus qu’à monter à bord, hisser les voiles et prendre le large !  Ils n’ont qu’une hâte… c’est partir. 

En attendant ce fameux « code vert », Arthur et Gwénolé ont souhaité partager avec vous l’attente … en images.

Vidéo de Gwénolé :

Vidéo d’Arthur :

Publicités